Comment ne jamais cesser d’apprendre

J’aime beaucoup apprendre de nouveaux trucs dans différents domaines. Et le meilleur moyen de ne pas «encore» m’inscrire à un programme universitaire, c’est de lire. Tout simplement.

Dans le vraiment très instructif livre Never Stop Learning, Bradley R. Staats nous encourage à apprendre pour évoluer, nous  réinventer et vivre pleinement.

Pour se souvenir de nos lectures, pour mettre en application ce que nous venons d’apprendre, rien de mieux que d’écrire. De ce pas, voici tout ce que j’ai appris dans ce livre ou presque!

Différents types d'apprentissage qu'on peut faire tout au long de sa vie

Apprendre de ses échecs

N’ayons pas peur des mots, on vit tous des échecs plus ou moins grands et plus ou moins assumés. On a parfois tendance à les camoufler et à éviter d’y penser. On a tort apparemment, car ce sont ces échecs qui peuvent nous mener au succès.

Selon l’auteur, on a tous peur de l’échec. Et on aurait même tendance à nier nos échecs. Un mécanisme de défense bien humain! Lorsqu’on échoue, on rationalise les causes en se disant que ça aurait pu être pire. Cela ne nous apprend pas à tirer des leçons de nos échecs.

Je suis 100 % coupable de cette tendance à relativiser mes échecs. Pour apprendre et pour rendre les échecs plus acceptables, on aurait avantage à en parler en toute transparence, à les accepter et surtout, à apprendre d’eux.

Tout ne peut pas fonctionner du premier coup. On devrait davantage analyser ce qui a conduit à un échec et en tirer des leçons. Est-ce que notre processus contenait des failles? Aurait-on pu faire telle ou telle chose pour obtenir un résultat différent? Bref, ce n’est pas le temps de se flageller, mais bien d’apprendre de cet échec tout simplement, sans pour autant analyser à outrance.

Saviez-vous que Walt Disney a été mis à la porte du journal pour lequel il travaillait pour manque de créativité? Pensez-y!

Oh, yes. The past can hurt. But the way I see it, you can either run from it or learn from it.
Rafiki, the Lion King

Miser sur le processus

De nos jours, on escamote le processus, car on veut des résultats rapides. L’humain est à la recherche de la solution miraculeuse à son problème et il veut que ça se fasse vite. On n’a qu’à penser à l’industrie des diètes!

Le résultat, ça compte bien sûr, mais tout le processus pour y arriver est bien plus important. On se fixe souvent des objectifs en début d’année par exemple, notre motivation est gonflée à bloc et après quelques semaines, on perd l’objectif de vue.

Pour atteindre l’objectif, vaut mieux miser sur un processus bien établi. Si on améliore chaque étape du processus, on a plus de chance d’atteindre notre objectif. Chaque geste compte.

Par exemple, vous voulez lire 52 livres cette année, l’équivalent d’un livre par semaine. Pour y arriver, vous devrez décortiquer cet objectif et vous pourriez vous fixer un nombre de pages à lire par jour. Si vous lisez 30 pages par jour, vous atteindrez sans doute votre objectif.

On enseigne aux enfants à morceler leurs tâches pour accomplir un travail. Je crois que c’est une brillante façon d’atteindre nos objectifs, ne trouvez-vous pas?

Poser des questions

L’auteur nous dit que la meilleure question à poser est : «Qu’en penses-tu?»

Pensez aux enfants qui ne cessent de poser des questions à leurs parents. Pourquoi, pourquoi et encore pourquoi! Ces enfants ont compris que pour apprendre, ils doivent poser des questions, un excellent moyen de nourrir leur curiosité.

S’arrêter pour réfléchir, se poser des questions et en poser dans un monde rapide, n’est pas contre-productif, au contraire. Ce temps d’arrêt nous permettra de devenir plus efficace.

L’humain ne voit souvent que ce qui l’entoure et pourrait apprendre davantage en ouvrant d’autres portes grâce à sa curiosité. En s’ouvrant, il apercevra une nouvelle perspective, une nouvelle façon de faire ou une solution à son problème. Laissez courir les éléphants de David Usher explore justement différentes façons d’activer sa créativité.

C’est ma curiosité qui me pousse à lire sur plein de sujets. C’est cette curiosité qui donne à ma vie tout son sens.

Soyez curieux et posez des questions! Qu’en pensez-vous?

Citation pour changer le monde Journal de lecture

Prendre le temps de s’arrêter

Connaissez-vous l’expression « busy work »? Si je résume simplement, c’est travailler pour avoir l’air de travailler, c’est s’activer sans prendre le temps de réfléchir à ce que l’on fait. On devrait éviter de tomber dans cet engrenage. La solution : les pauses!

Pour mieux apprendre, on doit prendre des pauses et prendre le temps de réfléchir. Prendre le temps de s’arrêter pour réfléchir à ce qui se passe, à nos actions et à ce que nous allons faire est une façon de mieux comprendre notre situation. Éviter de s’arrêter est aussi néfaste. Si on n’arrête pas, on fait plus d’erreurs et au final, la productivité baisse.

Lors d’une étude, deux groupes devaient résoudre des équations mathématiques. Le groupe à qui on avait demandé de prendre une pause et d’écrire ont mieux performé que l’autre groupe. (p. 84)

Pour bien intégrer de nouveaux apprentissages, notre cerveau a besoin de repos et de sommeil. Ce n’est pas pour rien qu’on encourage les ados à dormir plus. Ils en ont besoin pour consolider leurs apprentissages.

Comme l’indique l’auteur, on apprend plus en travaillant moins. C’est contre-intuitif, mais c’est bien réel. N e sous-estimez jamais le pouvoir des pauses et des temps de réflexion, c’est souvent dans ce moment que tout devient clair. Ce n’est pas parce qu’on est dans l’action que les choses avancent.

Quelques solutions proposées par l’auteur :

  • Prévoir du temps à l’horaire pour réfléchir
  • Prévoyez des moments « prémortems » où vous allez anticiper ce qui pourrait se passer si votre projet ne va pas comme prévu
  • Prévoyez faire des bilans
  • Prenez des pauses régulièrement (allez marcher!)
  • Prenez des vacances!!!

Alors, la prochaine personne qui vous dit qu’elle n’a pas le temps de prendre des pauses, elle devrait peut-être lire ce livre.

Être soi-même

Se conformer est ce que la plupart des entreprises prônent.

But although we think we need to act like others, doing so can limit our ability to learn. (p. 100)

J’ai bien aimé ce chapitre qui prône une bonne connaissance de soi. Être soi-même et s’exprimer respectueusement est nécessaire pour apprendre. C’est souvent un défi lorsque notre syndrome de l’imposteur rejaillit au moindre doute ou que notre anxiété monte en flèche. On a alors envie de «fitter dans le moule» en effaçant notre personnalité.

Mais en nous conformant trop, on risque de moins apprendre, de moins se dépasser et de rater des occasions. Ça demande parfois de dire non à certaines demandes pour emprunter des chemins moins fréquentés.

Miser sur ses forces

Quand on souhaite à tout prix améliorer ses faiblesses, il se peut qu’on s’épuise. Si je me prends en exemple, la comptabilité n’est pas mon point fort. Je délègue cette tâche à une personne compétente en qui j’ai confiance. Je décide alors de miser sur mes forces plutôt que de m’acharner à vouloir comprendre les colonnes de chiffres. Je me concentre sur mes forces pour les faire rayonner.

Toutes les faiblesses n’ont pas à être améliorées et c’est utopique d’être bon dans tout.

Dans le livre, l’auteur nous explique qu’au début de sa carrière, il a choisi un travail qui lui demandait de trop travailler sur ses faiblesses. Il a refusé un job où ses forces auraient été davantage mises à contribution.

Si une grande proportion de notre travail consiste à travailler sur nos faiblesses au lieu de miser sur nos forces, notre équilibre est menacé. Pour ma part, les jobs de service à la clientèle que j’ai faits m’épuisaient. Ce n’est pas ma force de passer 100 % de mon temps à servir des clients (de la crème glacée par exemple).

Puisqu’on a parfois des difficultés à mettre le doigt sur nos propres forces, l’auteur nous suggère de demander à des personnes de notre entourage de nous aider à les cibler.

L’équilibre entre s’améliorer et faire rayonner ses forces nous permettra d’apprendre et de nous dépasser.

Apprendre des autres

Les personnes de notre entourage peuvent nous aider. Aller chercher des compétences complémentaires aux nôtres s’avère une bonne stratégie pour apprendre, pour évoluer.

On recherche souvent des personnes en accord avec notre opinion, notre vision. Pourtant, c’est enrichissant de chercher d’autres points de vue pour alimenter notre réflexion. On a souvent besoin d’un regard extérieur pour nous aider à trouver des solutions.

Poser des questions aux autres sans nécessairement avec besoin de leur aide, ça permet de créer des connexions humaines enrichissantes. Quand vous aurez besoin d’aide, vous saurez où cogner.

Dernier point à mentionner : on peut aussi partager nos connaissances avec les autres. Ne dit-on pas qu’expliquer un concept à quelqu’un nous permettra de mieux comprendre ce concept? La personne à qui vous expliquer votre concept vous posera des questions qui vous feront encore plus comprendre votre concept.

Bref, j’ai adoré lire ce livre et j’ai beaucoup appris sur l’apprentissage. J’espère qu’il sera traduit en français pour pouvoir être accessible à un plus grand nombre de personnes. J’aurais pu en dire encore plus, mais j’ai choisi les éléments que je considérais comme les plus instructifs :

  • Apprendre de ses échecs
  • Miser sur le processus
  • Poser des questions
  • Prendre le temps de s’arrêter
  • Être soi-même
  • Miser sur ses forces
  • Apprendre des autres

Réinventez-vous et ne cessez jamais d’apprendre! Bonne réflexion!

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