Sidérations de Richard Powers

Sidérations est le premier livre de Richard Powers que je lis et j’aurais tellement dû découvrir cet auteur bien avant! Powers signe un roman magistral.

Résumé

Couverture du livre Sidérations de Richard Powers

Robin est régulièrement en proie à des crises et a du mal à bien évoluer à l’école. Son père Theo, dont la femme est décédée dans un accident, décide donc de l’emmener en forêt pour reconnecter à la nature, ralentir le rythme et scruter le ciel.

Chaque soir, ils visitent une nouvelle planète et s’amusent à décrire la vie sur celle-ci. De retour en ville, les inquiétudes de Theo sont toujours présentes, mais l’espoir de voir son fils s’épanouir renait, grâce au traitement de neurofeedback auquel participe Robin. Le but de cette technologie est de rééduquer le cerveau. Les effets sont spectaculaires. Il s’épanouit à une vitesse fulgurante. Est-ce que tout cela sera durable?

Nous ne sommes que poussière

Dans l’immensité de l’univers, comment ne pas perdre espoir face aux décisions politiques, comment appartenir à ce monde? Comment sauver la planète?

Ce livre suscite des réflexions tellement profondes qu’il m’a fallu parfois arrêter la lecture et retenir mon souffle ou mes larmes. Nous ne sommes que poussière, mais nous agissons comme si tout nous était dû et comme si la Terre nous appartenait.

« À ce stade tardif de l’histoire, tout n’était que marketing. Les universités étaient contraintes de développer leur marque. Toute action charitable devait battre tambour. Les amitiés se mesuraient en partages, en likes, en liens. Poètes et prêtres, philosophes et pères de jeunes enfants : nous étions tous engagés dans un business total et sans fins. »

J’ai plongé dans ce livre avec intensité et j’en suis ressortie bouleversée. Les personnages sont plus vrais que nature.

La mère de Robin était une activiste incroyable armée d’espoir et de conviction. Sa présence accompagne chaque instant du roman.

Aly affirmait souvent – à moi, aux parlementaires locaux, à ses collègues, aux abonnés de son blog, à qui voulait l’entendre – que si une masse critique de gens, si modeste soit-elle, retrouvait la conscience du lien qui nous unit, l’économie deviendrait écologie.

«Ta mère était une religion à elle seule.»

Robin, à peine 9 ans, est attachant, sensible, imaginatif. Il est doté d’une intelligence vive et lucide. Son regard unique sur le monde, les animaux, l’humain en font un personnage que l’on garde dans son cœur.

Ce roman nous offre un regard critique sur la façon dont l’humain traite la planète. Powers ne se gêne pas non plus de critiquer l’époque trumpiste et ses dérives . Comme le dit Theo, « l’humain est une espèce contestable ».

Je recommande ce livre aux amoureux de la nature et aux esprits atypiques.

Note : ⭐⭐⭐⭐⭐